Blackwood, le pensionnat de nulle part, Lois Duncan

Blackwood, le pensionnat de nulle part, Lois Duncan



Blackwood, le pensionnat de nulle part, Lois Duncan

Titre : Blackwood, le pensionnat de nulle part
Auteur : Lois Duncan
Genre : Fantastique, Angoisse, Horreur
Nombre de pages : 271
Éditions : Hachette Romans (Black Moon)
Année : 2015
Prix : 16 ¤


Blackwood, le pensionnat de nulle part, Lois Duncan

A l'instant où elle pose les yeux sur l'imposant manoir gothique de Blackwood, le pensionnat où elle va passer l'année, un sentiment d'angoisse s'empare de Kit. Comme si un vent glacé traversait son c½ur à chaque pas effectué vers la porte. Comme s'il y avait quelque chose de maléfique à l'intérieur des murs du pensionnat, perdu au milieu de nulle part...


Blackwood, le pensionnat de nulle part, Lois Duncan

______La couverture de ce roman m'a fascinée à l'instant où la maison d'édition l'a présentée. Sombre, inquiétante, mystérieuse mais aux très belles couleurs, elle a un rendu magnifique. Et c'est encore plus réel en vrai ! Du coup, quand je l'ai vu dans la bibliothèque de Justine, je l'ai suppliée de me le prêter. Heureusement qu'elle a accepté, parce qu'au final, j'ai adoré cette histoire !

______Kit est une jeune fille de 16 ans qui se retrouve obligée d'aller en pension lors du remariage de sa mère. Cette dernière partant en voyage de noces en Europe avec son nouveau mari, Kit ne peut les accompagner et n'a donc d'autre choix que se plier à cette décision. Le pensionnat est isolé et difficile à trouver, et quand Kit arrive enfin devant, une horrible sensation l'assaille : il émane quelque chose de maléfique dans cette maison et elle n'est pas décidée à y entrer. C'est à coups de pieds aux fesses qu'elle y va, et bien qu'elle se fasse rapidement des amis au sein des autres pensionnaires, cette sensation de malaise ne la quitte pas. Pire encore : celle-ci s'accentue quand des choses étranges commencent à se produire...

______Les personnages sont assez peu développés, mais vu l'histoire, moi ça me va pour le coup. Ils sont abordés en surface, on peut les décrire chacun avec un adjectif, mais ça ne les empêche pas de transmettre des ondes étranges. Ainsi, sans m'attacher à elles, j'ai bien aimé les filles et ai apprécié les suivre malgré leurs malheurs. Kit est l'héroïne : objective et têtue, elle n'est pas manipulable et est bien décidée à découvrir ce qui se cache dans Blackwood. Sandy, deuxième pensionnaire, va être sa plus fidèle alliée : craintive mais gentille et loyale, elle va soutenir Kit dans toutes ses démarches. Ruth & Lynda sont les deux dernières pensionnaires : la première, pragmatique et rationnelle, est un génie en sciences et en mathématiques ; la seconde, un peu niaise et pleine d'innocence, n'a aucun don particulier pour quoi que ce soit. Et pourtant...

______Quant aux professeurs, même si on devine rapidement qu'ils cachent quelque chose suite à des agissements plus qu'étranges de leur part, ils sont encore moins développés que les filles. Certes, j'ai souvent eu envie de frapper Mme Duret au vu de sa folie, de son absence de compassion et de son entêtement stupide, mais Farley m'a laissée totalement indifférente. Kit le décrit comme charmant au départ, mais je n'ai ni ressenti cela à son égard, ni cru à son changement de ton lorsqu'il se dévoile véritablement. Concernant Jules, Kit ne m'a pas transmis son émoi pour lui. Trop lunatique, il semblait vouloir être dans les deux camps à la fois. Je n'ai jamais pu lui accorder le crédit que Kit lui a accordé. Et même si elle était sèche envers Kit parce qu'on le lui avait demandé, j'aimais bien Nathalie. Heureusement qu'elle a fait confiance à cette dernière d'ailleurs...

______Ceci dit, l'ambiance est glauque et oppressante dès les premières lignes et c'est quelque chose que j'ai véritablement apprécié. J'étais intriguée, happée ; je voulais comprendre les sensations de malaise de Kit, parce que je les ressentais aussi. À vrai dire, le style d'écriture de Lois Duncan aide vraiment à se projeter dans tout ce qu'on nous décrit, que ce soient les lieux ou les sensations. Sa plume est simple mais efficace, adaptée à tous les âges ; elle transmet très bien les émotions, et notamment les mauvaises impressions de Kit sur Blackwood et tout ce qui s'y passe, ainsi que sur ses occupants. Je me suis immédiatement prise au jeu, à tel point que j'ai ressenti un malaise envers Mme Duret assez rapidement. C'était addictif.

______L'histoire est aussi addictive que la plume, d'ailleurs. J'ai vu dès le départ que quelque chose clochait avec Blackwood, et ma curiosité étant attisée, je brûlais de savoir quoi. Même si j'avais deviné à la lecture du résumé qu'on aurait affaire à des fantômes, le mystère est bien entretenu jusqu'aux révélations. Une vieille propriété hantée, c'est presque classique dans ce genre d'histoires, cependant je ne m'attendais pas à ce que le sujet soit traité de cette manière. Ça m'a autant surprise que révoltée : comment peut-on faire passer l'argent avant la santé, y compris d'autrui ?

______Ce n'est pas la seule question que je me suis posée du reste. Tout s'enchaîne à partir du moment où on apprend ce qu'il se passe véritablement à Blackwood, et si ce changement de rythme ne m'a pas dérangée, la fin est par contre beaucoup trop abrupte. Que deviennent les filles après ça ? Ont-elles raconté quelque chose ? Sont-elles toujours amies ? Qui étaient les nouveaux fantômes ? Les coupables sont-ils en fuite ou ont-ils été arrêtés ? Bref, la fin m'a laissé un petit goût d'inachevé, ce que je trouve vraiment dommage, parce qu'un simple épilogue (ou dernier chapitre) aurait suffi à combler mes attentes.

______En bref, un roman légèrement horrifique qui m'a fait passer un très bon moment de lecture. Je n'ai pas vraiment frissonné, mais frileuse comme je suis avec ce genre de récit, ça me convient très bien. J'ai en revanche été très intriguée et totalement happée dans l'histoire, à tel point que je n'ai pas pu lâcher le livre bien longtemps avant de m'y replonger avec impatience : la plume et l'histoire sont addictives. Les personnages ne sont pas développés, mais ils transmettent malgré tout des ondes maléfiques qui ne m'ont que plus intriguée et incitée à continuer. La fin est trop abrupte à mon goût en revanche : si le rythme rapide des derniers chapitres m'a convenu, un épilogue décrivant rapidement un « après Blackwood » n'aurait pas été de trop. Au contraire, il aurait permis de répondre à toutes les questions restantes une fois le livre fermé.



Blackwood, le pensionnat de nulle part, Lois Duncan

Tags : Blackwood - le pensionnat de nulle part - Lois Duncan - Editions Hachette - Black Moon - Fantastique - Horreur - Angoisse - Livres

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