Jeux de Pouvoir - Tome 1 : La Chute d'Elroniel, Westley Diguet

Jeux de Pouvoir - Tome 1 : La Chute d'Elroniel, Westley Diguet



Jeux de Pouvoir - Tome 1 : La Chute d'Elroniel, Westley Diguet

Titre : Jeux de Pouvoir – Tome 1 : La Chute d'Elroniel
Auteur : Westley Diguet
Genre : Fantasy
Nombre de pages : 366
Éditions : Valentina
Année : 2014
Prix : 19 ¤


Jeux de Pouvoir - Tome 1 : La Chute d'Elroniel, Westley Diguet

"Tant que Gilmaril, Seigneur d'Elroniel, veille, notre monde est en paix. Le jour où il disparaît..."

La paix règne depuis plusieurs milliers d'années sur la Terre Sacrée ; Gilmaril, Seigneur d'Elroniel, Marcus, Roi aimé du Vandil et Fondïr, Monarque redouté du Wayr gouvernent chacun leur territoire d'une poigne de fer.
Au décès prématuré du roi Marcus, le prince héritier du Vandil monte sur le trône, remettant en cause toute l'organisation des Royaumes. Les anciennes alliances peuvent-elles résister à la nouvelle génération ? Lorsque la princesse Elronienne tombe amoureuse d'un prince alors qu'elle va devoir en épouser un autre afin de préserver l'harmonie, tout bascule. Le fragile équilibre pourrait bien être rompu et plusieurs têtes risquent de tomber dans une bataille hors norme, dépassant de beaucoup toutes les prédictions.
Quand l'envahisseur arrive, avide de pouvoir, pour certains, la seule échappatoire est la fuite. La Chute survient et personne n'est à l'abris du chaos.


Jeux de Pouvoir - Tome 1 : La Chute d'Elroniel, Westley Diguet

______En premier lieu, j'aimerais vous parler des couvertures liées à ce roman. Je trouve la première (celle-ci, donc) à tomber. Bien qu'un détail me gêne dans le visage de Delandria (je n'arrive pas à mettre le doigt dessus cependant), cette représentation de Tiph's est parfaite pour cette histoire, car elle la représentait à merveille, tant par l'ambiance que par son sujet. Je n'ai d'ailleurs pas cessé de l'admirer durant la lecture, regrettant amèrement de ne jamais pouvoir voir en vrai celle qu'elle avait réalisée pour le tome 2. La deuxième couverture (premier choix pour la réédition, qui se nomme Exilée) est très jolie, certes, mais reflète à mon goût plus de l'historique que de la fantasy. Pas grand-chose à voir avec l'histoire, donc. Et enfin, la troisième (second choix pour la réédition), est totalement hors propos. De style fantasy brute faisant plutôt penser à la série Game of Thrones, ou aux films Le Seigneur des Anneaux, elle n'a strictement rien à voir avec le contenu, qui transmet pourtant autant de magie que de délicatesse. La réalisation de Tiph's était parfaite, car elle avait saisi toute la beauté du récit ; de ce fait, je ne comprends absolument pas les choix de l'auteur pour avoir fait tous ces changements. J'en suis d'ailleurs extrêmement déçue.

______Sur la Terre des Elfes, les princes Isundel et Eowaril sont frères et les héritiers du royaume du Vandil ; Delandria est l'héritière du royaume voisin, Elroniel. Tandis qu'Isundel monte sur le trône du Vandil suite à la mort de ses parents, Eowaril le seconde tout en vivant son idylle avec Delandria. Tous le savent : ces deux-là sont faits l'un pour l'autre. Hélas, lorsque Gilmaril, roi d'Elroniel et père de Delandria, ordonne à sa fille d'épouser le fils de Fondïr, dirigeant du royaume du Wayr, c'est la consternation : pourquoi Gilmaril a-t-il accepté un marché aussi abject alors qu'il est au courant de l'amour que se vouent Delandria et Eowaril ? Que lui est-il passé par la tête ? En voyage au Vandil lorsque la nouvelle revient à ses oreilles, Delandria décide d'écourter son séjour et de rentrer chez elle afin de raisonner son père. Hélas, elle fait face à un mur, et doit fuir à peine quelques jours plus tard, car Elroniel est assiégé par l'armée de Fondïr. Le royaume vit sa chute, et Delandria se retrouve exilée, sans couronne ni royaume...

______J'ai beaucoup aimé les personnages, mais je n'ai pas eu de petit préféré. Tous m'ont plu pour des raisons différentes : Isundel est un roi sérieux qui a la tête sur les épaules, Eowaril représente les espoirs de la jeunesse et du royaume, Delandria a un certain tempérament et est une princesse en détresse qui sait pourtant se débrouiller. Siobban m'a aussi beaucoup plu par sa douceur et sa force, Nömir par sa rudesse et son dynamisme, et Myriane (la nourrice de Delandria) par sa bienveillance et sa réactivité. Fondïr est un roi détestable, mais je ne l'ai pas haï pour autant, car on ne voit pas vraiment sa cruauté dans cet opus, simplement ses rêves de conquête. Belaldor, son fils, en revanche, est un vrai salaud. Pervers, violent, narcissique et instable, c'est un véritable psychopathe qu'on ne peut que détester. Il m'a tellement dégoûtée que je l'aurais bien cogné moi-même...

______Je ne me suis attachée à aucun des personnages parce que je savais que je n'aurais pas la suite de l'histoire, mais ils suscitent tout de même un peu d'émotion (j'en ai en effet ressenti un poil malgré tout). Je les ai trouvés tous bien travaillés, bien établis ; on voit que l'auteur connaît ses personnages sur le bout des doigts. Chacun des principaux (Isundel, Eowaril et Delandria) ont un « temps de présence » équivalent, ce qui nous permet d'apprendre à les connaître petit à petit tout en s'attachant lentement mais sûrement à eux. J'aurais eu la possibilité de découvrir la suite, nul doute que je me serais moi aussi laissée prendre au jeu, surtout que c'était bien parti... Bref, j'ai trouvé cette méthode tout à fait adaptée à la présentation d'autant de personnages à la fois. J'ai juste trouvé dommage que leurs capacités elfiques n'aient pas été plus exposées que cela. On ne nous dirait pas qu'ils sont des elfes, on ne le devinerait pas, car à part leurs oreilles pointues et leur grande beauté, ils sont très semblables aux hommes finalement.

______L'histoire est prenante dès le départ, et le reste jusqu'à la fin. J'ai avalé les 70 premières pages sans m'en apercevoir tant le style est fluide, mais c'est à partir de la centaine de pages que j'ai eu des difficultés à lâcher le roman. Derrière cette saga, il n'y a pas qu'une histoire de fantasy et d'elfes, c'est aussi toute une satire politique. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé ce point, car c'est quelque chose qui n'est pas toujours autant mis en avant dans les histoires de ce genre. La particularité ici, c'est que les enjeux politiques sont transmis de manière habile, à tel point que même quelqu'un qui déteste la politique en général pourrait aimer cette histoire. L'auteur montre aussi, notamment à travers Eowaril, tout ce dont on est capable par amour. Le message est aussi touchant que réaliste, et apporte beaucoup d'espoir.

______Ceci dit, au début, le récit part parfois un peu dans tous les sens. En effet, l'auteur s'attarde sur des détails qui n'ont pas lieu d'être exposés, et surtout développés, aux endroits où ils le sont. Ils coupent le récit ainsi que l'action, et m'ont fait décrocher plusieurs fois. Je ne savais plus vraiment quel était le sujet principal lorsqu'on revenait dessus, du coup. Ces détails m'ont donné l'impression qu'ils étaient mal placés, et pire, que l'auteur avait posé ses idées tout à trac, sans retravailler leur cohérence avec le reste du texte par la suite. Heureusement, ce petit souci passe une fois l'action pleinement entamée, mais ça m'a bien déstabilisée au départ.

______De même en ce qui concerne la plume, qui possède à mon sens des points positifs et négatifs. D'une part, elle est fluide et simple, avec un vocabulaire très accessible, ce qui permet de rentrer facilement dans le récit, et à de jeunes lecteurs de le découvrir sans problème. Toutefois, je l'ai bien souvent trouvée trop brute et pas assez travaillée : il reste encore beaucoup de répétitions, et quand on les remarque, celles-ci sont systématiquement dans la même page, le même paragraphe, voire même d'une ligne sur l'autre. J'avoue que je m'attendais à un soin particulier apporté à cette histoire au vu de la publicité qu'en a fait l'auteur (à l'époque et lors de la réédition), alors ça n'a pas manqué de me faire tiquer.

______La fin est tristounette, il faut le reconnaître, mais elle ne m'a pas arrachée de larmes ni n'a serré mon c½ur. N'empêche qu'elle donne envie de lire la suite, et que je me serais volontairement plongée dedans s'il n'y avait pas toutes ces rééditions et ces refontes de texte. En effet, le premier tome de Jeux de Pouvoir a déjà été éditée 3 fois en 2 ans, et devrait l'être à nouveau prochainement, mais avec cette fois-ci un format en 2 tomes au lieu de 3. Or, j'ai dans ma bibliothèque le premier tome d'une trilogie, et je n'ai ni l'envie ni les moyens de mettre de l'argent dans de multiples rééditions de textes que je possède déjà. L'auteur étant adepte de ce genre de procédés, ce n'est pas la première fois qu'il fait ce coup-là à ses lecteurs, et c'est la fois de trop en ce qui me concerne. La Chute d'Elroniel est donc le dernier roman que je lirai de Westley Diguet.

______En bref, nous avons là une histoire de fantasy avec des elfes, une romance qui va devenir l'espoir de tout un pays, mais pas que : l'auteur nous propose une vision de la politique depuis l'intérieur, et l'idée se révèle très intéressante. Bien que les personnages soient travaillés et dégagent une certaine prestance, je n'ai pas su m'attacher suffisamment à eux pour qu'ils me touchent et m'émeuvent. Quant à la plume, elle est fluide et accessible, mais pas assez travaillée, car il reste pas mal de répétitions, qui sont globalement disposées les unes sur les autres. La Chute d'Elroniel nous le prouve : Jeux de Pouvoir est une saga avec beaucoup de potentiel dont j'aurais adoré lire les suites. Hélas, je vais m'arrêter ici pour ma part, et la raison n'a malheureusement rien à voir avec le roman : en vérité, c'est parce que son auteur est un adepte des rééditions et modifications à foison, et que cette saga ne fera pas exception puisqu'elle va aussi avoir droit à sa refonte, passant ainsi d'une trilogie à un dytique. Or, je n'ai ni l'envie ni les moyens de passer de l'argent dans des textes que j'ai déjà alors que tellement d'autres perles ne réclament qu'à être découvertes...


Jeux de Pouvoir - Tome 1 : La Chute d'Elroniel, Westley Diguet







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" - Personne n'est prêt à quoi que ce soit avant d'être confronté à ce qu'il faut faire. "

Tags : Jeux de Pouvoir - Westley Diguet - Editions Valentina - Fantasy - Livres

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