Chez soi au bout du monde, Charles Sommer

Chez soi au bout du monde, Charles Sommer


Chez soi au bout du monde, Charles Sommer

Titre : Chez soi au bout du monde
Auteur : Charles Sommer
Genre : Réaliste, Amitié, Aventure
Nombre de pages : 290
Éditions : Edilivre
Année : 2011
Prix : 20 ¤


Chez soi au bout du monde, Charles Sommer

« Jusqu'où iriez-vous par amour ? »

Chez soi au bout du monde relate une partie de la vie de Jacques Rollaires. Garçon ordinaire et inoffensif en apparence, il cache un profond secret. Nourrissant un amour passionné et destructeur pour Claire Martin. Il n'hésitera pas à tout faire pour la protéger même si cela implique de disparaître à jamais...


Chez soi au bout du monde, Charles Sommer

______Une couverture simple, représentant la Terre sur un fond noir rempli d'étoiles. Étrange et sans artifices, certes, mais pourquoi pas. Je trouve néanmoins que cette couverture est trop chargée en écritures. Nous avons le nom de l'auteur et celui de l'édition, le titre du livre, un sous-titre, ainsi qu'un slogan. Je suis d'accord pour les 3 premiers puisque c'est normal de retrouver ça sur un livre (un sous-titre, pourquoi pas étant donné que la méthode est souvent utilisée pour les sagas avec les « tome ») mais c'est le slogan qui m'a dérangée : on ne met pas de slogan sur la couverture d'un roman, ce n'est pas sa place bien que ça peut être vendeur. Ayant eu l'occasion de dialoguer avec l'auteur, j'ai appris qu'il était fan de cinéma et après plusieurs échanges sur un projet, j'en ai déduis qu'il voyait les couvertures des livres comme des affiches de films. Tout s'explique... mais du coup, ça rend la couverture un poil trop chargée.

______L'histoire... Déjà, elle se passe au début du 20ème siècle, et ça, j'avoue que ça m'a surprise (en bien). Mais ça change ! Jacques Rollaires est un collégien de 15 ans, ordinaire et d'apparence inoffensive, qui est amoureux d'une de ses camarades de classe : Claire Martin. Cela parait bien simple, hein ? Oui, sauf qu'il existe un groupe de terreurs dans leur collège qui aime s'en prendre aux plus gentils. Lorsqu'ils s'en prennent à eux deux un jour, Jacques n'hésite pas à la défendre bien qu'il sache que Molloce, le chef de la bande, lui fera regretter plus tard de s'être interposé. S'ensuit alors des complications que je n'aurais jamais imaginées... Coma, souffrance, vengeance, meurtres, sauvetage, périple. Voilà les quelques mots qui me viennent en tête pour résumer la suite. Rien ne laissait prévoir ceci dans le résumé, loin de là ! Mais justement, j'ai apprécié tout ça. Le coma est l'élément déclencheur de tout ce qui suit est c'est intéressant d'être dans la tête du tueur (moi qui en ai toujours rêvé... Ne me prenez pas pour une folle, j'aime la complexité du comportement et de la psychologie de l'humain !). Il y a des situations parfois difficiles à imaginer (de part leur dureté) mais qui donnent du piment à l'histoire. Les moments de bonheur sont vite volés par des malheurs encore plus grands, rendant l'histoire vivante et prenante (je ne peux pas en dire plus au risque de spoiler les évènements). Par contre, j'aurais bien aimé savoir aussi dans quelles villes Jacques passe lors de son périple en Moyen-Orient, afin de pouvoir mettre un nom sur ses destinations, sur les pays, sur les contrés et les peuples.

______En revanche, question forme, il y aurait eu beaucoup à revoir avant la publication. Il y a des fautes d'orthographe, beaucoup de fautes de conjugaison (confusion entre l'imparfait et le passé simple de la première personne du singulier par moments, concordance des temps non respectée parfois, subjonctif passé non utilisé alors que cela se révélait nécessaire par moments), un gros manque de virgules, des guillemets au début et à la fin des dialogues (ceci ne se fait plus en France mais dans les pays Anglo-Saxons ; et encore, puisque les guillemets encadrent chaque tirade séparément). Bref, un beau bazar (que j'avais commencé à corriger et puis que j'ai fini par laisser tomber car je voulais tout de même profiter de l'histoire). En plus de cela, les phrases sont bien souvent trop courtes, au début du livre du moins, car cela s'améliore au fur et à mesure qu'on avance. Néanmoins, des mots de liaison n'auraient pas été de trop car à trop couper les phrases, on coupe le récit, et donc le rythme. Et lire quelque chose de haché si ce n'est pas nécessaire, c'est désagréable (à éviter aussi : les « et » en début de phrases qui sont assez récurrents, cela aide à hacher le texte).

______Pour ce qui est des personnages, ils ont beau être jeunes, attachants et profondément humains, je trouve que leur psychologie est très peu exploitée, voire parfois incohérente. Je ne suis pas arrivée à me mettre dans la peau de Claire car j'ai trouvé qu'elle manquait de personnalité, de couleurs, de présence. Je l'ai bien aimé mais elle ne m'a pas fait un grand effet. Je suis parvenue à comprendre le raisonnement de Jacques (on ferait beaucoup pour la personne qu'on aime) mais quand il a entamé sa carrière de « Vengeur Noir », j'ai eu un petit bug : rien ne le prédestinait à ça, à part peut-être la maltraitance de Molloce au collège. Seulement, ce n'est pas parce que certains de nos camarades de classe font régner la terreur à l'école qu'on devient un meurtrier (et je sais de quoi je parle). Surtout que pour passer à l'acte à 15 ans, il faut vraiment avoir eu quelque chose de marquant dans sa vie, de déstabilisant, de choquant, et cela déjà très tôt. Si ça a été le cas pour Jacques, rien n'a été expliqué de ce côté-là. Car tuer est un acte fort qui détruit bien souvent celui qui le commet, plus encore s'il a un bon fond. Alors d'accord, il a perdu un frère, mais en quoi cela aurait-il eu une influence ? Aucune. Rien de rien ne laissait paraître un tel comportement de sa part, ce en quoi c'est pour moi une grosse incohérence concernant la psychologie du personnage. De même en ce qui concerne Molloce : c'est un abruti fini qui aime voir la terreur dans les yeux des autres, d'accord, mais pour un bourreau, il manque de sévérité. Il accepte certaines conditions de Jacques alors que c'est lui qui devrait négocier, et non l'inverse. Ça lui enlève tout son « charme » de méchant, dommage.

______En bref, un livre rempli d'action, de rebondissements, de surprises et de vengeance, au cours duquel on ne s'ennuie pas, mais qui manque de corrections et de psychologies des personnages, pouvant empêcher le lecteur de vraiment s'identifier à eux.
Chez soi au bout du monde, Charles Sommer





Tags : Chez soi au bout du monde - Charles Sommer - Edilivre - Livres - Aventure

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Comments :

  • plumes-de-reve

    01/07/2013

    Yasmina Ouda wrote: "J'aDore, vIvement une autre Chronique ! xD
    Non je déconne.
    J'ai appris pas mal de chose sur le livre, il ne m'attirait vraiment pas, l'histoire me parait intéressante bien que je n'accroche pas spécialement.
    Tu as des talents journalistique Caro, tu m'avais caché ça ;)
    "

    Tu en as déjà quelques unes sur le blog, fais un tour si tu veux ^^ Et si tu veux même commenter, ne te gêne pas ^^
    Eh bien, je ne m'attendais pas à ça, mais j'ai été autant déçue qu'emballée : l'histoire est prenante et palpitante, ça bouge bien, mais la cohérence, des faits et des personnages, est totalement à revoir. Mon sentiment global, c'est que le livre n'a pas assez été travaillé avant l'édition. Charles le sait, je lui ai déjà dit. Il était tellement impatient de voir son roman imprimé qu'il a négligé des tas de choses. C'est bête quoi, mais ça arrive, un gars du groupe d'auteur l'a déjà fait aussi... Après, si tu veux le lire quand même, je te le prête, aucun souci =)
    Ben apparemment ^^ Merci =D Ca me plait de faire des chroniques ^^ Si un jour, tu as besoin de ce genre de choses... ;) ^^

  • Yasmina Ouda

    01/07/2013

    J'aDore, vIvement une autre Chronique ! xD
    Non je déconne.
    J'ai appris pas mal de chose sur le livre, il ne m'attirait vraiment pas, l'histoire me parait intéressante bien que je n'accroche pas spécialement.
    Tu as des talents journalistique Caro, tu m'avais caché ça ;)

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